Gangs estoniens spécialisés dans l’attaque des bijouteries

Publié le par Stephandero

bij.jpgLe phénomène a atteint un tel niveau qu’Interpol a créé une cellule spéciale.

Ce n’est pas la première fois que des gangsters estoniens s’en prennent à des bijouteries à Bruxelles. Déjà en novembre 2008 la bijouterie Lascar du boulevard de Waterloo avait fait l’objet d’une attaque à main armée. L’un des auteurs, un Estonien quadragénaire, écopa de quarante-cinq mois de prison ferme en 2009.

Le phénomène dépasse largement les frontières belges. Il s’étend à la France, à l’Italie, à l’Autriche, à la Grande-Bretagne et à Monaco au point qu’Interpol a créé une cellule spéciale, baptisée " Pink Panthers ", pour contrer cette criminalité très spécifique. " Pink Panthers " était le nom d’une bande serbo-monténégrine, aujourd’hui démantelée, qui avait précédé les Estoniens dans cette voie.

A Ixelles mardi, les malfrats portaient perruques et gants. Ils étaient deux, peut-être trois selon le parquet de Bruxelles. L’un d’eux a tué le gérant de la bijouterie, d’origine géorgienne, Shimson Haimashvili. Deux ressortissants estoniens ont été arrêtés. Ils n’étaient pas connus en Belgique. Le parquet pense qu’ils sont venus en Belgique spécialement pour commettre le vol, avec l’intention de repartir aussitôt. Des vols low cost (à environ 300 euros) permettent à quiconque de faire l’aller-retour dans la journée. Plus discrets, des autobus font également le trajet.

Une bande de huit Estoniens, arrêtés en 2009 dans leur pays après avoir dévalisé au moins quatre bijouteries à Paris, procédait de façon systématique, disparaissait par le métro parisien après chaque méfait et dormait dans des hôtels de banlieue avant de repartir en bus pour l’Estonie.

 

" Nous savons que des Estoniens sont soupçonnés et condamnés pour avoir commis de tels vols dans plusieurs pays , nous a déclaré hier Kadri Põldaru, la porte-parole du Procureur général à Tallinn (Estonie). Mais il y a une différence importante - d’habitude ces voleurs menacent de recourir à la violence et le font rarement. Ce qui s’est produit en Belgique dans ce cas malheureux est donc plus une exception."

L’Estonie, membre de l’Union européenne, coopère de façon étroite avec les polices européennes. " L’Estonie est membre de Schengen et nous sommes aussi membres d’Interpol, d’Europol et d’Eurojust , ajoute la porte-parole. Pour enquêter sur ces vols dans les bijouteries, l’Estonie a coopéré avec la Finlande, l’Italie, la France et le Royaume-Uni ." Selon le journal "Le Monde", c’est grâce à des images de suspects diffusées sur le réseau Europol que les enquêteurs estoniens ont contribué à l’arrestation de la bande qui avait opéré à Paris en 2007 et en 2008.

(Source: Lalibre.be)

 

Publié dans Faits divers

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